∂є мσи ¢ôтé

CaTéGoRiEs

ѕσυяιяє ∂υ נσυя

En ce m0ment, je tr0uve beauc0up de temps p0ur lire des livres fantastiques!

Histoires

Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 20:09
M0n dernier texte est en exclu sur m0n pr0fil MySpace, d0nt v0ici l'URL: http://www.myspace.com/droledekikounette 
Je c0nseille à mes lecteurs de passer faire un t0ur de temps en temps, il y aura des textes en exclu....Cela me permettra peut-être de me faire c0nnaître....
Qui sait ce que l'avenir peut me réserver? J'ai la vie devant m0i, et je pense que mes rêves peuvent se réaliser.
Par Cerise - Publié dans : Histoires - Communauté : LA RUE BRIC A BRAC
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 06:14
B0nj0ur à t0us! Finalement, j'ai décidé d'écrire une hist0ire de m0n cru, puisque ce que j'avais écrit p0ur Ecriture Ludique ne me plaisait pas (je ne l'avais pas publié...) J'ai bien essayé de faire une quatrième partie à m0n hist0ire, mais là enc0re, le résultat ne me satisfaisait pas...Al0rs j'ai fait carrément autre ch0se! En espérant que ça v0us plaira...B0nne lecture!

  Il était une f0is une princesse qui vivait dans un pays très l0intain, 0ù l'0n p0uvait v0ir les fleurs se mélanger avec le ciel. Cette princesse était n0mmée Yanemlis la Rêveuse. Elle était belle à sa faç0n, avec d'intenses yeux verts et une l0ngue, l0ngue chevelure c0uleur de nuage. S0n peuple la respectait, et elle vivait is0lée dans s0n chateau de cristal, rêvant et chantant au milieu des j0ncquilles. Elle était réputée p0ur ses talents de c0uturière, et créait de magnifiques r0bes l0rsque l'envie lui en prenait. Elle avait éternellement un l0ng f0ulard vert aut0ur du c0u, qui lui descendait jusqu'aux chevilles. 0n disait que c'était le dernier s0uvenir de ses parents, partis il y a l0ngtemps expl0rer de n0uvelles c0ntrées. Ils n'étaient jamais revenus, et Yanemlis s0uriait s0uvent en pensant aux m0ndes merveilleux qu'ils avaient sans d0ute déc0uverts. La jeune fille avait p0ur meilleure amie une 0ie, Enuchka, qui vivait aussi dans le château. Les deux c0mpagnes aimaient passer des heures à cancanner ensemble en riant. Une vie de rêve p0ur une s0eur des nuages et de la Lune.
Par Cerise - Publié dans : Histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 13 janvier 2008 7 13 /01 /Jan /2008 09:56
Voici une nouvelle écrite pour un devoir au lycée. La consigne était d'écrire une nouvelle, où la lumière joue un rôle important.

Au mexicain...
 
  Le réveil sonne, c’est un jour comme les autres. Le temps de me tirer de ma léthargie, et je monte dans le bus alors qu’il fait encore nuit noire. Toute la matinée s’agitent autour de moi des gens froids comme la glace des lacs, pressés, polis, bien comme il faut. Des gens qui ne me ressemblent pas. Alors que s’écoule lentement ce début de journée, je regarde par la fenêtre close et admire le ciel enflammé derrière l’église. Peut-être fera-t-il beau ?
  La cloche sonne, je remonte dans le bus. Je suis partie pour un long voyage, une heure à voir défiler les arbres meurtris par l’hiver, les champs où la neige n’est déjà plus qu’un souvenir, les rues désertes et tranquilles. Le soleil brille fièrement dans le ciel, orgueil du dirigeant de retour auprès de ses sujets, après la morsure du froid. Le ciel, d’un bleu profond et uniforme, semble lui faire honneur par sa grandeur royale.
  Le repas achevé et de retour dans l’intimité réconfortante de ma chambre, j’organise mentalement le programme de l’après-midi. D’abord, il faut emmener Fanny à la danse, car elle déteste être en retard. Ensuite, Joël a son cours de tir à l’arc. Il adore quand je l’accompagne, et j’aime voir sa mine réjouie lorsqu’il rejoint tous ses petits camarades. Cela me permet d’oublier un peu les diverses responsabilités que l’on acquiert en grandissant…J’entends déjà Fanny qui s’impatiente dans l’entrée. Elle ne va pas tarder à venir me chercher, je ferais mieux d’y aller !
  Nous passons tous les trois devant le terrain de jeu. Joël veut s’arrêter cinq minutes, je lui rappelle que nous ne pouvons pas nous accorder un arrêt, au vu de l’heure où nous avons quitté la maison. Il boude un peu, mais oublie bien vite cette histoire. Pour ma part, le terrain de jeu me rappelle l’insouciance que je ne me permets plus. A presque seize ans, il y a de la place dans notre tête pour bien des choses, mais pas les enfantillages.
  Je me tiens là, immobile. Fanny est à la danse, Joël au tir à l’arc, j’ai fait mon devoir. Pourtant, sur le chemin du retour, je n’ai pu m’empêcher d’aller vers les balançoires. Je me rappelle, il y a un ou deux ans, lorsque responsabilité n’était encore pour moi qu’un mot inutile, je pouvais passer des heures à me balancer, perdue dans mes pensées. La vie me semblait alors si facile…Peut-être pourrais-je…Juste un peu ? Je me mets doucement à mon aise sur le siège en plastique noir, me laissant envahir par tant de souvenirs. Un étrange bien-être s’empare de moi, je souris, et ce sourire est comme une luciole dans mon être, halo lumineux déambulant dans l’obscurité envahissant parfois mon esprit.
  En avant. En arrière. En avant. En arrière. Je ferme les yeux, me laisse porter par le mouvement. Je sens le vent caresser mon visage, s’infiltrer dans mes cheveux. Seul le discret grincement des chaînes vient troubler le silence. Je laisse échapper un soupir de bonheur.
  En avant. En arrière. En avant. En arrière. Depuis combien de temps suis-je ici ? Je n’en ai aucune idée, et cela m’importe peu, car, enfin, j’ai la sensation d’être libre. Pourtant, un étrange sentiment s’empare de moi, peu à peu. J’ai l’impression qu’il y a quelqu’un qui s’approche. En prenant bien soin de ne changer en rien mon attitude, je me concentre davantage sur les sons que je perçois. Un oiseau qui chante. Il s’envole dans un bruissement d’ailes. La douce mélopée des chaînes. Soudain, un autre bruit vient à mes oreilles, à peine audible, le bruit d’un caillou sur lequel on pose le pied. Puis, plus rien. Je pense que la personne est immobile. Le temps semble comme suspendu. Un moment d’éternité.
  Doucement, j’ouvre les yeux, comme un chat qui se réveille. Il est là, en face de moi. Les mains dans les poches de son jean délavé, son pull noir et vert, ses cheveux clairs dissimulant son front en un geste presque aquatique, mais enfin et surtout ses yeux. Des yeux d’enfant, des yeux rieurs et pleins de fantaisie. Des yeux dans lesquels mille milliards d’étoiles scintillent de mille feux, où la flamme est plus enivrante qu’ennemie. Un regard qui dit : « Suis-moi, je sais qu’on sera bien tous les deux. » La douce assurance du bonheur enfin trouvé. Nos âmes aux lueurs vacillantes se rejoignent en un éclat joyeux, nos cœurs battent à l’unisson.
  J’arrête le mouvement des chaînes. Toujours immobile, un sourire merveilleux apparaît sur son visage, et je crois être déjà achevée par tant de bonheur. Il me tend la main. Je m’avance, et la prend dans la mienne. Elle est si douce, comme son être tout entier. Un ange est apparu, ô Seigneur, mais cet ange-là n’est pas à toi. Doucement, je le suis. Qui a dit qu’il ne fallait pas suivre la lumière ? Je connais mon chemin à présent, il est dans le sillage de mon étoile.
  Finalement, ce n’était peut-être pas un jour comme les autres.
Par Cerise - Publié dans : Histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 30 décembre 2007 7 30 /12 /Déc /2007 08:07
Déjà la troisième partie de cette histoire...La seconde partie étant assez courte, on me demandera certainement pourquoi je ne mets pas ces deux parties ensemble...Tout simplement pour une histoire de date. Par exemple, je n'écrirais pas dans le même article ce que j'ai écrit hier et ce que j'ai écrit aujourd'hui. Ainsi, la partie 2 date du 18 décembre, et celle-ci du 28 décembre. Je tiens à remercie tous ceux et celles qui prennent de leur temps pour lire mon oeuvre, et me donner des conseils, cela m'aide beaucoup à avancer das mon travail et m'encourage...Sur ce, je ne vous ferai pas languir davantage! Bonne lecture!

  Un cours de français, en début d'après-midi. Rare moment de lumière dans ma journée, l'apprentissage de la langue, l'art d'user à bon escient de cette multitude de mots, de phrases...Que peut-il y avoir de plus merveilleux? Instant donc assez positif de ce jour, à côté de Cassidy, mon amie la plus intime. On me demandera sans doute, étant si étrange, si "particulière", diraient les plus sympathiques, par quelle magie j'ai réussi à avoir des amis. Cela est assez simple: les gens n'ont pas de demi-mesure quant à leur opinion sur moi. Soit ils m'aiment, soit ils ne m'aiment pas. Parmi ceux qui m'aiment bien, on entendra dire que je suis sympathique, voire positive. Pire, certains iront même jusqu'à raconter que je suis une personne sociable et aimant les enfants.Or, c'est absolument faux. Certes, je ne peux pas leur en vouloir, ils voient mon "paraître", lorsque je dissimule mon "être" sous des phrases vagues et dénuées d'originalité. Il y a une seule personne, en dehors de Charlotte, ma soeur d'âme bien sûr, à qui j'ose montrer qui je suis vraiment: Cassidy Chepaki. Je l'ai rencontrée à la rentrée, lorsque nous nous sommes par hasard retrouvées dans la même classe. Nous devînmes inséparables, quand tout nous séparait, du niveau scolaire aux goûts musicaux, en passant par le milieu social et la langue maternelle. Nos différences ont su tisser un lien fort entre nous, allant de la haine à la franche amitié. Elle est la seule à qui je parle librement de Charlotte. Retournons à notre leçon linguistique. Cassidy et moi sommes au premier rang, je me concentre sur les paroles de notre professeur. Doucement, tranquillement, cette science imprègne mon esprit. La salle n'est pas même à moitié remplie, mon agoraphobie me laisse en paix. Un bon quart d'heure de sérénité. Soudain, j'entends un bourdonnement, Charlotte veut me dire quelque chose. Je ne comprends pas son message, mais je la sens très énervée. Je pose ma tête sur la table, et ferme les yeux. Que veut-elle que je fasse? Je tente de me concentrer en prenant une grande inspiration. Je sens quelque chose me secouer. Je me redresse, et croise le regard inquiet de Cassidy.
-Ca va? me demande-t-elle, ne me quittant pas des yeux.
-Elle est revenue, dis-je à mi-voix, les yeux dans le vague.
-Tu veux aller à l'infirmerie?
-Non, non, tout va bien, ça va aller...
J'entends cette voix crier en moi, je panique, la transpiration perle sur mon front. Mais que veut-elle? Je sens une grosse boule se bloquer dans ma gorge. Je suffoque, je respire à grand peine. Si je ne lui obéis pas, elle me punit. Voilà ma punition. Des larmes soudaines m'aveuglent, que je ne peux réfréner. Je n'ai plus qu'une idée dans la tête: sortir de cette pièce. J'articule quelques "madame..." inaudibles, mais Cassidy vole à mon secours. Deux minutes plus tard, nous sommes toutes les deux dans le couloir. Mes pensées, prises dans une formidable tornade, tourbillonnent sauvagement, et les murs bougent autour de moi, j'ai perdu le contrôle. C'est elle qui tient les rênes. Je regarde vers la gauche. Le vert, à perte de vue. Je peux en deviner le bout, loin, très loin. Tout à coup, je vois un énorme cheval noir, l'écume aux lèvres, qui galope vers moi. Il hennit...Il va m'écraser! Recroquevillée à terre, je pleure à grands sanglots.
-Laisse-moi tranquille, pitié...
Charlotte ne répond pas. Je sais qu'elle sourit.
-Puisque tu ne m'écoutes pas, voilà ce qui arrive.
J'observe, à ma droite, l'impasse au fond du couloir. J'ai l'impression que le mur se rapproche à grande vitesse, lui aussi. La sensation d'être prise au piège. Cassidy ne dit rien, elle sait que c'est inutile. Pourtant, en me voyant ainsi terrifiée, elle s'accroupit et pose une main sur mon épaule.
-Je sais que tu es forte, Judi, tiens bon...
A ce moment-là, mon professeur apparaît à nos côtés.
-Vous savez, Judicaëlle, je préférerais que vous alliez à l'infirmerie.
Je la regarde et m'apprête à répondre, lorsqu'elle ajoute:
-Cassidy, vous l'accompagnez?
-Oui, madame.
Je comprends que je n'ai pas le choix, et je suis mon amie. J'ai des vertiges, nous avons trois étages à descendre et la cour de récréation à traverser. Un quart d'heure plus tard, nous toquons enfin chez l'infirmière. Qu'est-ce que je la connais bien, cette infirmière, avec ses beaux cheveux noirs et son air gentil! Après à peine quatre mois de scolarisation au lycée, je l'ai bien vue une dizaine d'heures. Mal-être, problèmes psychologiques, scarifications...sont les principales causes de mes visites fréquentes. Cependant, je ne suis pas souvent venue de mon plein gré. La plupart du temps, les professeurs et certaines de mes connaissances m'envoyaient. Cela va peut-être paraître étrange, mais j'ignore toujours si je peux faire confiance à cette femme.
-Ne fais confiance à personne.
Charlotte règle la question en une fraction de seconde. Je me dis qu'elle va encore vouloir que je lui raconte ma vie. J'aurais tout fait pour l'éviter. Mais cela étant malheureusement impossible, j'emmène Cassi avec moi dans le cabinet. Si une camarade est à mes côtés, elle n'osera pas me retenir. Elle me sourit. Je prie pour qu'elle ne me reconnaisse pas.
-Judicaëlle, c'est ça?
Grillée. J'acquiesce.
-Tu peux t'asseoir.
J'obéis, docile. Je suis épuisée.
-Pour quel motif viens-tu me voir?
-J'ai des vertiges.
Le temps de prendre le médicament qu'elle me tend, et je me dépêche de sortir. Victoire! J'ai échappé aux confidences. Cassi et moi entamons le trajet de retour, lorsque tout à coup je m'écroule sur le bitume de la cour de récréation.
Que se passe-t-il, encore?
Par Cerise - Publié dans : Histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /Déc /2007 14:19
Voici donc la suite tant attendue de la Partie 1 "La mort, une clé pour la vie". Je vous remercie pour vos commentaires sur cette première partie! A nouveau, toutes les critiques, bonnes ou mauvaises, sont les bienvenues, afin de m'aider à faire le meilleur travail possible!

  Le réveil sonne. Je n'ai pas envie de me lever... A quoi bon? J'arrête la sonnerie, et me réfugie dans la chaleur accueillante de mon lit. Cinq minutes avant l'arrivée du bus, maman me réveille. Il est temps de jouer mon rôle, et d'aller au lycée. L'ère des rêves est révolue. Pas le temps de me maquiller, pas le temps de me parfumer, tant pis. Avec ou sans ces atours, je ne suis pas moi-même aux yeux des autres. La journée commence mal. Aucun lien, aucun contact, rien que des formules d'usage. Paraître, et jamais être.
Par Cerise - Publié dans : Histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /Déc /2007 05:33
Je vous avais déjà parlé de mon pojet d'écrire une histoire...Vous ne saviez pas quels en étaient les personnages, vous ne connaissiez pas du tout le scénario...Voilà le début de mon oeuvre! J'attends vos critiques avec impatience, afin de pouvoir m'améliorer...Merci d'avance, et bonne lecture!

  Certaines vérités sont cachées sous le quotidien. Certaines choses que l'on prend pour vraies, réelles, se révèlent en fait ne pas l'être. Je me regarde à travers le miroir. On dit que le miroir nous reflète notre propre image; en réalité, elle crée un lien entre nous et notre part d'ombre. A plus de minuit, seule éveillée dans la maison silencieuse, je suis pourtant étrangement calme. Je suis habituée à ces rencontres. En effet, cela m'a parfois inquiétée, mais je ne veux pas qu'on m'enferme: je ne suis pas malade, je ne veux pas être prisonnière. J'ai donc appris à vivre avec cette soeur siamoise, je l'écoute, elle me guide, nous ne faisons qu'un seul et même être. Cette nuit, je la retrouve donc avec soulagement, car après tout, que ferais-je sans elle? Je la regarde, j'entends sa voix dans mon esprit. Ce n'est qu'un murmure, un moyen de dire: "Je suis là." Je lui confie:
-Encore une journée écoulée dans ce monde. Elle ne sera pas la dernière, je le sais; et pourtant, j'ai beau observer: je ne vois que nos différences. Ces gens e sont pas mes semblables, ils me veulent du mal, ne me comprennent pas...Pourquoi sommes-nous ici?
Elle me fixe intensément. Dans ses yeux, je vois un sourire, mais un sourire est toujours porteur d'un message, elle veut me dire quelque chose. Je reprends.
-A quoi sert mon existence ici? Je suis tel un accroc sur la toile du peintre. Je sais que tu as la réponse.
Enfin, je l'entends distinctement:
-Oui, Judicaëlle, j'ai des réponses. En effet, il y a des choses que je peux maintenant te révéler.
Je retiens mon souffle. Chaque instant avec elle me plonge dans un univers différent: le monde auquel j'appartiens.
-Tu es déjà morte.
Tout est vide, et silencieux. Je ne réagis pas. Son regard m'aspire, son discours me fascine.
-Tu es déjà morte. A peine es-tu arrivée en Enfer, qu'on t'a renvoyée ici. Tu as un but précis, et c'est à toi de le trouver. N'essaie pas d'être comme eux, tu n'y parviendras jamais.
J'éteins la lumière, cependant je demeure debout, fixant mon lit dans la pénombre. J'ai toujours eu peur du noir; pourtant, je n'y fais pas attention ce soir. Une phrase résonne en moi, le doux souvenir de cette créature: "Je suis déjà morte." Un sourire mystérieux apparaît sur mon visage. Je suis un démon en mission.
Par Cerise - Publié dans : Histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 08:07
Voici un exercice proposé par Kildar, ayant pour but d'introduire le plus possible des 25 mots suivants dans un texte: absence, souffrance, déchéance, extravagance, expérience, volontiers, indifféremment, exceptionnel, décomposé, novembre, égorgé, sourire, jubiler, lamentable, formidable, simuler, courroux, persuasif, pouvoir, exacerbé, lancinant, alchimie, communautaire, enchaîner, tourbillon. Bonne lecture!

  Encore un cachet. Encore un. Encore un. Tout résonne en écho dans ma tête. La fièvre s'empare de moi. J'ai tenté de simuler une quelconque joie de vivre, j'ai voulu pouvoir à nouveau sourire, mais sans succès. J'ai été témoin de ma propre déchéance. Depuis ton départ, je ne connais que la souffrance. Tu étais l'objet de mon amour exacerbé, mais mon extravagance a conduit à une lamentable expérience. Aussi, tu es volontiers parti. Dommage. Si seulement je n'étais pas ce monstre qui me dévisage dans le miroir...Je ne peux vivre en ton absence. La mort me tend les bras...

  Soudain, je me trouve comme enchaînée au coeur d'un formidable tourbillon, et je m'écroule à terre en poussant une plainte lancinante. Ca y est, c'est terminé...J'aurais tellement voulu avoir une mort belle et digne...Je repense à toi, et ferme les yeux avec un sourire...Me voilà apaisée.

  J'entends la porte grincer. Mes yeux s'ouvrent indifféremment. Je ne suis plus maîtresse de mon corps. C'est novembre dans mon coeur. Un visage apparaît devant moi. Je ne sais pas qui c'est, il y a du brouillard, je peux à peine distinguer les contours. Je me sens privée de souffle, comme égorgée par mon propre courroux. Avec ceci ma vue revient, et je me sens tout à coup jubiler. Tu es là. Tu es venu! Pourquoi? Je n'ai plus la force de te parler...Pourtant, j'aimerais te dire, t'avouer enfin..."Je ne voulais pas que tu partes...C'est pour toi, mon amour, que je meurs..."

  Tu sembles avoir lu mon message dans le bleu de mes yeux, et ton visage décomposé est soudain inondé de larmes. Tu me prends dans tes bras avec une force exceptionnelle, comme si tu avais peur que je parte.
-Je t'en prie, ne me laisse pas...Je t'aime, Ritournelle, laisse-moi t'expliquer...Je t'en supplie...
Mon coeur est pris d'assaut par une alchimie de sentiments. Je ne comprends pas tes paroles. Cependant, je n'ai plus rien à perdre. J'écoute. Tu reprends.
-Je faisais partie d'une sorte de...secte, appelée le Bocal. L'esprit de cette secte était de nous isoler au maximum du peuple, pour tenter d'échapper à l'autodestruction du genre humain...Les chefs du Bocal m'ont ordonné de ne plus te revoir, pour mon propre bien-être et la conservation de l'esprit...Ce n'était pas ma faute...Aveuglé par leurs promesses, j'étais devenu un esclave...Mais je me suis ressaisis, je leur ai dit adieu...Je ne suis plus un fruit de l'oeuvre communautaire...

  Je regarde tes yeux lorsque tu parles. De beaux yeux verts, reflétant la magnificence de ton âme...Tu te montres très persuasif. Je te prends la main, et t'adresse un tendre sourire. Cet enfer est fini, tu l'as compris. Tu appelles une ambulance, mais ne crains plus pour ma vie: tu m'as sauvée. Quelque chose a changé en moi, car je sais à présent que toi, Toma Riedfield, tu seras toujours à mes côtés: une étincelle unique au coeur d'un cristal arctique.

                                      
Par Cerise - Publié dans : Histoires - Communauté : Ecriture Ludique
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /Nov /2007 15:17
Voici un exercice proposé par Madam'Aga, consistant à écrire la suite d'un texte intitulé "Promenons-nous dans les bois". Voici le texte d'origine en violet, et ma suite en vert. Bonne lecture!

Promenons-nous dans les bois...

  Pendant que le loup y est pas, si le loup y était il nous mangerait.

Que ne voici pas là un chouette chemin de promenade !... Une ancienne voie de chemin-de-fer désafectée. La possibilité de marcher, encore et encore. Plus loin. Au calme.

Alors là, oui, pour être calme, ça l'est effectivement. Un véritable territoire perdu, boisé et sauvage. Pour arriver à cet endroit, il faut passer une zone à découvert, mais ensuite, c'est un autre monde, loin de tout.

Voici mon héroïne en balade, qui promène son chien et prend des photos... Ou plutôt qui aimerait bien faire quelques clichés, mais il a plu, pas la moindre bêbête à l'horizon et le paysage est gris...

Par contre, elle n'a pas encore exploré par là... Et puisqu'il est inutile de perdre du temps à farfouiller dans les fourrés à la recherche d'insectes, c'est le moment d'en profiter et de proposer une longue marche au chien.

Elle s'engage. Ca démarre bien, à proximité, une propriété avec poules et moutons, pas franchement bien clôturée... "Au pied !..." Ouf, ça va, le chien revient. Continuons...

Ho, une vieille usine, toute de béton, en ruine, colonisée par la végétation. Etrange endroit. Parfait pour faire quelques photos. C'est souvent surprenant ce que l'on trouve lorsqu'on s'engage dans une voie inconnue...

Continuons encore. Que ce chemin est étonnant, que son ambiance est particulière. C'est la fin de la journée, le soir tombe et en même temps le soleil se décide à diffuser quelques rayons. C'est un mélange entre lumière et obscurité. Et l'imaginaire s'en mêle.

Hé bien oui, le lieu s'y prête...Les vieilles angoisses enfouies ressortent. Que pourrait-il bien arriver si jamais le moindre souci se produisait ? Personne ne sait qu'elle se trouve là, Léa ne l'avait même pas prévu. S'il lui arrivait un accident ? Les travées sont glissantes, elle pourrait facilement glisser et se blesser. Qui donc penserait à la chercher là ? Et si par hasard, la promeneuse faisait une mauvaise rencontre ? Bon d'accord, y a personne ici... Mais si jamais... D'ailleurs, elle arrive à une voie verte, qui mène où ? Mystère...

Elle pourrait continuer son chemin, droit devant, aller sur sa gauche ou sa droite. Encore autant de possibilités de nouvelles découvertes. Mais, il se fait tard, il faut rentrer. A la maison, on va la trouver bien longue.

Léa fait le chemin du retour assez rapidement, elle aperçoit déjà "l'ouverture", le point où elle retrouve ses marques, le terrain connu.

Tiens, y a quelqu'un, une silhouette, juste au coin, là-bas. Peut-être une personne qui vient promener son chien ? Léa, habituée à anticiper, observe. Non, pas de chien.

A cet endroit la végétation est haute, il fait plutôt sombre. On distingue mal. C'est un monsieur. Il reste à l'entrée. Bon, il faut rattacher Titine : "Au pied !". Voilà, c'est fait.

Ho, ho, le type, là, c'est le genre armoire à glace. Et puis, il est pas tout seul... Y en a un deuxième. Le style
force tranquille. Ils se dirigent lentement vers mon héroïne... Ho... C'est quoi ces tronches de skinheads ?... Y en a un troisième... C'est quoi ce plan ?... Alors, ça, c'est pour sa gueule...

 Heu... Ils ont des matraques... C'est des flics ?... Pourvu que ce soit bien ça...

  Les gars s'approchent. Léa continue à avancer, l'air de rien, mais bientôt elle doit s'arrêter, ils lui bloquent le chemin. Devant son air apeuré, elle la jeune femme seule avec son chien à l'air bienheureux, les gaillards échangent un sourire moqueur.
-Passe ton flouze, si tu veux pas d'ennuis! 
C'est l'armoire à glace qui a parlé. Il semble vraiment sûr de lui, il se prend pour un gros dur. Trois hommes contre une femme au crépuscule, c'est lamentable.
-Mon...mon quoi?
Ca y est, elle a parlé, elle est donc un personnage de la scène à part entière. Pitié, que tout se passe bien...
-Ton flouze, ton argent! Ca a pas 25 ans et ça cause déjà comme une vieille!
Rires des deux autres. Génial. C'est fou que les gens oublient encore d'emporter leur portefeuille avant d'aller se promener.
-Je suis...désolée...Mais je n'ai pas d'argent sur moi...
-Ben c'est pas grave ma cocotte on va se contenter de ça...Ca doit valoir une petite fortune, pas vrai?
Ils ont pris l'appareil photo! Pas possible. Elle ne peut pas l'abandonner comme ça. C'est un cadeau, de son mari...Son troisième oeil, son compagnon d'aventures...
-Rendez-le moi!
Un geste désespéré. Un courage insoupçonné. Ni une ni deux, l'homme-armoire la jette à terre.
-OK, bien, bien...On va passer à autre chose, alors...

  C'est fini, elle craint le pire. Jean, son époux, ne commencera à s'inquiéter que dans une ou deux heures...Le skinhead se jette sur elle, et tous deux poussent un cri. Léa rouvre les yeux. Pourquoi il crie, lui? Elle a du mal à croire ce qu'elle voit: Titine, la gentille Titine, s'agrippe à belles dents au mollet de son agresseur. Et soudain, tout s'accélère: elle mord, griffe, grogne, Léa saisit cette occasion pour s'enfuir, attrape le labrador au passage, et les voilà parties. Le temps de grimper dans la voiture et de démarrer en trombe, les trois types n'avaient pas même eu le temps de se relever.

  Ainsi Léa devint à 23 ans une femme célèbre, grâce à son livre "Titine la terrible, ou comment le chasseur serait chassé sans son chien". Cette affaire fut hautement médiatisée, les agresseurs furent appréhendés. La jeune femme attend à présent son deuxième enfant, et passe ses journées dans son beau jardin afin de créer un nouveau chef-d'oeuvre d'écriture, sa nouvelle passion.

                                                
Par Cerise - Publié dans : Histoires - Communauté : Ecriture Ludique
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 1 novembre 2007 4 01 /11 /Nov /2007 09:00

Voici un exercice proposé par Ecriture Ludique, le but étant de s'inspirer de quatre images afin d'écrire un texte...

  Flora claque violemment la porte en sortant de la maison. Elle est perdue dans de sombres pensées, des larmes viennent emplir ses yeux. L'amour, c'est nul. Les garçons, c'est nul. Pourtant, elle y croyait vraiment cette fois-ci. Elle le trouvait différent. Compréhensif. Mais une fois encore, ça n'a pas loupé: elle l'a surpris avec une autre. Au fond, elle savait que c'était un imbécile, mais ils s'acceptaient mutuellement. Du moins, c'est ce qu'elle croyait...

  C'est Iris, son chat, qui l'a prévenue. Les chats sont très intelligents, et la jeune fille a bien vite appris à comprendre la créature. Iris est noir comme la nuit, avec parfois quelques reflets bleutés. Flora le trouve magnifique.  Il est à ses côtés depuis son plus jeune âge: un matin, elle s'est réveillée, et Iris était là, couché en boule contre son ventre. Depuis, ils ne se sont plus jamais quittés. Vidée de toutes ses forces, l'adolescente arrive tout de même dans la forêt. Elle s'affale sur une souche d'arbre. Alors, elle parle à son compagnon, et ses yeux lui offrent le soutien dont elle a tant besoin. Peu à peu, elle se calme. Doucement, elle se lève et remercie Iris du regard. Les voilà tous deux repartis sur le chemin de la maison de ses parents.

  Flora perçoit le noir. Elle le voit, bien sûr, mais c'est bien plus que cela: elle ressent aussi l'atmosphère, les sentiments du noir à cet instant précis. Tout semble retenir son souffle, en attente de quelque chose. Quel est le but de cette attente? La jeune fille l'ignore, mais cela la rend de plus en plus nerveuse. Elle s'affole. Elle voit...là-bas! Des yeux qui la regardent, de tous les côtés, des ricanements, des grognements...N'y tenant plus, elle se bouche les oreilles et pousse un cri. En un instant, tout s'arrête. Une flamme apparaît devant elle.  Elle s'assied par terre, et entoure ses genoux de ses mains. Autour de ce feu, il n'y a qu'elle. Pourquoi Iris n'est-il pas là? Où est-il? Malgré cette absence, Flora est calmée par la chaleur et le doux crépitement du feu. Elle reste longtemps ainsi, elle n'a plus conscience du temps. Enfin, elle s'approche lentement de la flamme. Elle ne voit plus qu'elle, elle ne pense plus qu'à elle, elle est son bien le plus précieux. Alors, elle fait la plus belle chose au monde: elle enlace le feu. Elle sait qu'il ne la brûlera pas, qu'il se laissera dompter. Dans son coeur, tout est lumière à présent.

  Lorsqu'elle se réveille, Flora a la sensation d'avoir le ventre plein de cailloux.  Son rêve était si beau, pourquoi doit-elle à nouveau affronter la réalité? Murée dans son silence, elle va prendre sa douche. Peut-être cela lui redonnera-t-il du courage? Au moment précis où elle se détend enfin sous le jet d'eau chaude, la sonnerie retentit.Tant pis, se dit-elle, le monde attendra.Quand on est triste, on a parfois le droit d'être égoïste.

  La jeune fille enfile une robe décontractée, et ouvre la porte afin d'aller rejoindre ses parents à la boutique au rez-de-chaussée. Elle s'arrête net, le souffle coupé: à ses pieds, un bouquet de roses rouges l'hypnotise par sa beauté. Doucement, elle s'accroupit pour mieux l'admirer. C'est un bouquet modeste, ce qui fait son charme: pas un objet d'exhibition pour prétentieuses, plutôt un compagnon de voyage, à l'odeur merveilleuse. Ravie, Flora le porte jusqu'à sa table de nuit. Une carte tombe au sol, qu'elle ramasse et lit:
"Chère Flora,
Chaque instant de mon existence est illuminé par ta présence dans mon coeur, et au plus profond de mon âme. Ces roses sont, comme toi, d'une beauté unique.
                  Maël."

  Une telle émotion s'empare de la jeune fille, qu'une larme trace délicatement son sillon sur sa joue. Eclairée par le soleil matinal, elle brille comme une étoile. Floa connaît très bien ce garçon. Le feu, c'est lui. Les phrases le chuchotent bien à l'adolescente. Confuse, elle regarde Iris. Son avis est sans équivoque, la brillance de ses yeux écrit en lettres d'or: 
"Ecoute ton coeur."

Par Cerise - Publié dans : Histoires - Communauté : Ecriture Ludique
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 05:42
Voici un exercice proposé par Claire Ogie, consistant à s'inspirer de ces images pour écrire un texte:
 Hua Yen, 1729

 Indischer Maler um 1580

  (17c) Hua s'assoit au bord du rivage, et rafraîchit ses pieds dans l'eau claire du fleuve. La tristesse emplit son coeur, car il n'a pas le bonheur d'aimer. L' Amour venait quelquefois illuminer ses journées, mais bien vite arrivait le désespoir d'être rejeté. Calmement, il s'adosse au rocher surplombant le rivage et admire le cerisier qui lui fait face. Son tronc est immense, et il peut apercevoir les jolies fleurs tout en haut, se confondant dans le ciel gris. Au loin, il devine les Grandes Montagnes, imperturbables, insurmontables.
  Alors, il sort de son sac de toile une feuille de papier de riz, et un peu d'encre de Chine. Il dessine, il immortalise cet instant, les Grandes Montagnes, le cerisier, le rocher, et lui au milieu de tout ceci, comme quelqu'un ayant sa place dans le monde, dans cet instant de paix. Enfin, il marque quelques mots en haut à gauche, les vers de toute une vie:
"Deux oiseaux réunis construisent leur foyer,
Mais l'oiseau solitaire n'a nulle part où aller."
  Une étincelle d'inspiration l'incite à sortir une deuxième feuille de son sac. Paisiblement, il laisse libre cours à son esprit, et cela forme une esquisse de toute beauté, tellement magnifique et profonde qu'elle pénètre l'âme. Hua a peint une pièce, une chambre de jeune fille en Inde. Cette fille fait partie d'une famille riche, et on voit derrière la bâtisse un fragment du jardin immense, avec ses arbres venant du monde entier. Seulement, cette charmante demoiselle a une âme d'artiste, et cela ne plaît guère à son entourage. De même, elle n'a pas beaucoup d'amis, à part son bel oiseau vert de jade, à qui elle aime se confier.
  Hua a le sentiment de connaître cette personne. Il la connaît intimement, d'âme et de coeur. Peut-être était-il un de ses proches dans une vie antérieure? L'esprit apaisé, il range ses oeuvres dans son sac et repart lentement. L'espoir a reprit vie en lui, et ses pensées ne sont plus noires comme les nuits sans lune, mais bleues comme le ciel du jardin de la douce artiste.
Par Cerise - Publié dans : Histoires - Communauté : Ecriture Ludique
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

¢αℓєи∂яιєя

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

MeS lEcTuReS

"Tentati0n", de Stephenie Meyer 

 

ReChErChE

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus